Au sommet de la crise

Samedi soir, nous étions en famille autour d’un bon repas préparé par ma belle soeur chérie enceinte jusqu’au dent et belle comme un coeur. Nous avons échangé sur les événements de ce triste vendredi 13 novembre 2015..

Nous avons mesuré la chance que nous avions d’être ensemble et de profiter des bons moments..
 
Nous avons passé une bonne soirée.
Il était déjà tard et nono était très fatiguée. Déjà à la fin du repas, elle a demandé à ce que l’on rentre. On lui a donc proposé de regarder un peu la télé. Espérant qu’elle s’endorme. Mais elle était plus forte que ça, et ne s’est pas endormi. T’choupi étant bien trop intéressant..
Un peu avant minuit nous avons décidé qu’il était temps pour elle de rentrer quand même. Ludo l’a préviens comme à notre habitude « Nono quand cet épisode de T’choupi est fini, on rentre ».
L’épisode se termine, elle se lève pour partir.

Je décide de lui mettre son pyjama avant, afin qu’on puisse la mettre plus facilement au lit en rentrant.
Elle enfile le haut.. puis le bas.. mais commence à montrer des signes de mécontentement.. Après 5 bonnes minutes de lutte acharné, j’arrive à lui enfiler ses chaussettes et ses chaussons..
Et là démarre une crise, de celle qu’on a pas vu venir, de celle qu’on a pas l’habitude, de celle qui te prend au dépourvu, de celle qui te fait réagir n’importe comment au nom de la fatigue et des 2 verres de Martini blanc, 2 verres de vin blanc et deux gorgés de cognac  (bah quoi c’est Ludo qui roulait, boire ou conduire il faut choisir, on a fait pile ou face et il a perdu tempi pour lui mouahaha).
Nono se met donc à pleurer, à crier presque. J’essaye de la porter mais elle se débat. Je la repose à terre, et elle se jette dans le canapé pour pleurer de plus belle.

Ludo s’énerve, et élève la voix. Moi je reste stoïque..

Ludo prends les affaires et les portes à la voiture. J’attrape nono de force et dit au revoir à notre famille qui nous lance des regards bienveillant et surpris tout comme nous de la réaction de la petite.
Arrivé à la voiture, Nono se débat toujours plus fort et crie de plus en plus. Elle se raidit dans son siège. Nous sommes obligés de nous mettre à deux pour la tenir et lui mettre le harnais de son siège. Elle nous lance des « Noon!! » Mais on ne sait pas pourquoi, on ne comprend pas..
La route défile, ludo est très en colère, Nono s’endort enfin.

Et la débute notre remise en question.. pourquoi ? On discute avec ludo et je m’appercois de notre erreur. Elle est si évidente. Je ne comprends pas que je n’ai pas réagit au bon moment.. mais c’est trop tard..
En effet, nous n’avions pas compris ce qui se passait, pourquoi elle était en colère, et nous n’avons pas pris un seul instant pour se mettre à sa hauteur et simplement le lui demander. Au lieu de ça nous avons envenimé la situation avec un enchaînement de colère..
Si une nouvelle situation de ce type se reproduit nous devons prendre une minute pour souffler un bon coup et faire baisser notre colère, puis prendre une minute pour lui poser la question : « qu’est ce qui ce passe, pourquoi tu es fâché, explique nous ». Et simplement répondre à son problème.
Alors parfois nono sait être très têtu :
– « maman tu me donnes le bretzel qui reste dans le sac, s’il te plaît »
– « mais nono on l’a mangé avant,tu te rappel on l’a partagé en trois. »
–  » nooooon maman s’il te plaît donne le bretzel » (en pleurant).
Woookay qu’est ce qu’elle n’a pas compris dans « il n’y en a pluuuuuuuus!! » Mais elle persiste comme ça pendant de looooongue minute.
Alors peu être que ça n’aurai pas fonctionné et que le résultat aurait été le même.. mais peu être pas.. ça aurai valu le coup d’essayer quand même..
Le lendemain nous avons donc pris le temps d’en rediscuter avec elle. De lui demander enfin pourquoi elle a réagit ainsi, qu’est ce qui la contrarié a ce point. De lui expliquer que ce n’est pas acceptable pour nous un tel comportant. Et que cela ne doit pas se reproduire..
On ne naît pas parent, on le deviens.. et ca s’apprend, et c’est pas toujours facile.
Mais nous avions au moins la chance d’être ensemble..

Une réflexion sur “Au sommet de la crise

  1. Ce n'est jamais facile. On apprend encore et toujours. Mais je remarque que bien souvent parler, expliquer, est bien plus efficace que râler. Mais parfois la colère l'emporte. On essaie dans ces cas là de se passer le relai, le parent énervé laisse place à l'autre, qui après avoir vu la réaction du premier est bien plus calme et arrive à arranger les choses. On est en perpétuel apprentissage. Et on n'a pas fini !

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